22/10/2017

Randonnée protestante

Promenade huguenote

Les Genevois se sont associés à un grand projet européen protestant « sur les pas des Huguenots et des Vaudois du Piémont ». Petit à petit, pied à pied, l’itinéraire historique s’inscrit dans la géographie des régions traversées par les réfugiés protestants du 17e siècle. Huguenots fuyant les persécutions de Louis XIV et Vaudois (les membres de la secte de Pierre Valdo) celles des papistes italiens.


Genève avance à petits pas, Vaud plus rapidement. Les balises commencent à apparaître. Une promenade a inauguré une nouvelle étape sur cette route.

Samedi 21 octobre, avant l’arrivée de la pluie, une trentaine de promeneurs se sont retrouvés devant le château de Lancy. Château de Lancy ? Qu’est-ce ? La mairie de Lancy, construite en 1817 par Pictet de Rochemont, portait ce titre. C’est là que le génial touche-à-tout s’était installé pour encourager l’agriculture et élever des moutons, avant de devenir le fameux diplomate du Congrès de Vienne. Descendant d’une famille de protestants genevois, il figure parmi les personnages évoqués sur le site internet du tronçon genevois (www.surlespasdeshuguenots-ge.ch).

Lancy.PNG

En descendant le chemin du Gué, nous arrivons au bord de l’Aire. Un poteau porte l’écriteau montrant le chemin des huguenots depuis Chancy. Pour la suite, il faut s’équiper d’un téléphone capable de déchiffrer le cryptogramme. Pour l’heure, nous sommes entraînés par quelques initiés. Laissant le parc Tressy-Cordy à notre gauche, marchant sur un tapis de feuilles mortes, nous longeons l’Aire, qui n’est guère qu’un maigre filet d’eau.

Arrivés au Pont-Rouge, nous remontons la rampe et prenons un chemin sur la droite qui nous amène au Parc Chuit. Trois moutons (derniers vestiges des mérinos de Pictet de Rochemont ?) nous prouvent que la campagne n’est jamais bien loin de Genève. Passage dans le parc suivant, parc Surville, qui porte bien son nom puisqu’il surplombe la ville, offrant une belle vue panoramique.

Il faut traverser la route de Chancy, emprunter la route de Saint-Georges, puis à droite prendre le chemin du Fief du Chapitre, ce qui, pour des protestants, est un vrai plaisir : prendre ainsi possession d’un domaine qui appartenait aux chanoines de Saint-Pierre jusqu’à la Réforme. Sur la gauche, une passerelle nous permet d’entrer au bois de la Bâtie.

Quelques cyclistes et coureurs à pied partagent notre route qui aboutit à la deuxième balise, au bord de l’Arve, très large et verte, juste avant de se perdre dans le Rhône. Nous la traversons et la longeons par le quai Ernest Ansermet, puis rue de l’Ecole de Médecine – c’est encore trop tôt pour les fêtards - , plaine de Plainpalais, rue Horace-Bénédict de Saussure (autre protestant de vieille souche) et les Bastions, point d’arrivée de notre randonnée, auprès des Réformateurs, au bout d’environ 5 km. de marche.

Les parpaillots se dirigeant vers le nord peuvent croiser les catholiques marchant vers le sud sur le chemin de Compostelle par la Via Jacobi (très documentée). Genève se retrouve dans les deux itinéraires. Ce que rappellent une coquille de saint Jacques peinte en trompe-l’œil au temple de Saint-Gervais et saint Jacques représenté sur un des vitraux de la cathédrale Saint-Pierre.

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Commentaires

Bonjour Madame Cendre,
Habitant à Singapour actuellement, c'est avec délice que j'ai lu votre blog relatif à la promenade huguenote. Votre description du parcours fait vraiment envie de le découvrir.
Meilleurs messages.
Evelyne Fiechter-Widemann

Écrit par : Evelyne Fiechter | 27/10/2017

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