Le Jeûne genevois est unique

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Lorsqu’on est à la retraite, les jours n’ont plus la même régularité que lorsqu’on en a un emploi. Les jours fériés ressemblent aux jours de la semaine et vice versa. La différence est encore plus difficile à remarquer si le jour férié arrive en milieu de semaine, comme dans le cas du Jeûne genevois.

Et quand nous, Genevois, sommes les seuls à le fêter. Même nos compatriotes ne nous accompagnent pas puisqu’ils célèbrent leur Jeûne dix jours plus tard. 

Quand une fête générale tombe au milieu de la semaine, Noël par exemple, tout le monde en parle, la prépare et s’en réjouit ou non. Impossible de l’ignorer et de la manquer. Mais pour notre Jeûne genevois, nous sommes seuls à le commémorer. Sans savoir d’ailleurs ce qu’il faut commémorer. Mais notre blogueur historien Claude Bonard nous en a utilement raconté l’histoire.

Cette semaine, j’avais été mentalement préparée au jour férié. Chaque fois que je proposais à quelqu’un de nous retrouver ensemble jeudi, on me rappelait : « mais c’est le Jeûne ! ».

De telle sorte que, en me réveillant le matin à mon heure habituelle, je m’apprêtais à passer une journée calme, sans mon journal quotidien, sans bruits de voitures ni de marteaux-piqueurs.

Bizarrement, la rue m’apportait plus de sons que je n’en attendais.

En préparant mon petit déjeuner (alors que j’aurais dû jeûner), je m’aperçus que je n’avais plus de Cenovis et que je ne pourrais pas me réapprovisionner avant le lendemain.

En écoutant les informations de la circulation routière à la radio romande, je m’étonnai que l’on signale les bouchons habituels sur le secteur entre Nyon et le pont sur la Versoix. Comment se faisait-il que, pour un jour de congé, la route vers Genève soit encombrée ? Les magasins restaient-ils donc ouverts ?

Le doute commença à s’infiltrer. Et là, brusquement, la réalité m’a sauté au visage. Je me suis rendu compte de mon erreur. Oh horreur ! On n’était que mercredi. J’avais un rendez-vous à 9 heures. Et il était 9 h. 30.  

Et je vous recommande de jeûner aujourd’hui, jeudi !

 

Lien permanent Catégories : Air du temps, Genève 2 commentaires

Commentaires

  • Le jeûne curatif, détoxifiant, déstressant, aux mille vertus thérapeutiques, c’est le créneau en or dans lequel se sont engouffrés les affairistes de la médecine. Les cliniques et les instituts spécialisés fleurissent pour traire les bobos en quête du saint Graal de la forme et du bien-être, en ne leur donnant rien à bouffer ou si peu….Autre chose que la cure huguenote, cela dure plus d’un jour, une semaine généralement, on est privé de tarte aux pruneaux et l’on paie un saladier… Le bénéfice physique et psychique pour des gens qui ne s’arrêtent jamais n’est pas contestable, faut reconnaître, il est presque à la mesure de celui des organisateurs de ces joyeuses joutes…

  • Chère consoeur,

    Avez-vous contracté une assuétude au Cenovis ? L'essentiel, c'est que vous ayez pu vous approvisionner à temps puisque ce produit marron pâteux assure et renforce votre vitalité. Vous avez donc frisé la pénurie !

    Permettez que je vous rappelle que vous devrez bientôt passer à l'heure d'hiver, ce qui nécessite les réglages de toutes vos horloges.

    Nous voici tous soumis à une bousculade du temps qui s'écoule cahin-caha alors que je le croyais rectiligne.

    Faut s'y faire !

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