08/05/2018

Les pastels de Party

Le pastel n’est pas un art du passé. Ses tons duveteux, lumineux, purifiés ont traversé les siècles en se transformant pour arriver jusqu’à nous. Pour preuve l’artiste Suisse Nicolas Party. On peut le découvrir ces jours à la Fondation de l’Hermitage dans les hauts de Lausanne. Il faut atteindre la dernière salle, en sous-sol, au bout de la galerie où son œuvre joyeuse et colorée vous happe littéralement.

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05/05/2018

Epatant pastel

Deux expositions ont récemment mis en lumière l’art du pastel. L’une au Petit Palais à Paris est terminée mais l’autre, à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne, reste ouverte jusqu’au 21 mai. Précipitez-vous pour réjouir vos yeux. De grands artistes ont sublimé ces couleurs à la fois franches et délicates. Je voudrais partager mon plaisir grâce à des illustrations.

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25/04/2018

Eloge de la lecture

« La lecture est l’aliment de l’esprit », déclare Sénèque dans une lettre à Lucilius.

« Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie », selon une des Pensées diverses de Montesquieu.

« L’ennui est inconnu à ceux qui savent s’occuper par quelque lecture », affirme Fénelon dans Les Aventures de Télémaque.

« Pour me distraire d’une idée importune, il n’est que de recourir aux livres », lit-on dans les Essais de Montaigne qui ajoute : « Je ne voyage sans livres en paix ni en guerre. (…) Ils sont à mon côté pour me donner du plaisir à mon heure et à reconnaître combien ils portent de secours à ma vie ».

Pour certains, le livre remplace presque la vie : « Une lecture m’émeut plus qu’un malheur réel », avoue Flaubert. Proust s’en défend : « Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte de demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. » Mais l’écrivain anglais H.G. Wells porte un regard sarcastique : « La lecture encombre la mémoire et empêche de penser », fait-il dire à un personnage dans Le joueur de croquet.

« Une bibliothèque est une chambre d’amis », proclame Tahar Ben Jelloun dans son Eloge de l’amitié. Quant à François Mauriac, il va plus loin dans Mémoires intérieurs paru en 1959 : « Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es, il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis ».

Lire n’est pas toujours facile. C’est ce qu’affirme l’ancienne ministre Christiane Taubira dont le dynamisme n’empêche pas la passion de la lecture qu’elle décrit dans Baroque sarabande (Ed. Philippe Rey). « Ce n’est pas parce qu’on a un désaccord politique avec un auteur qu’il ne faut pas le lire, la lecture n’est pas une aventure lisse, c’est aussi une promenade avec des troubles » (Le Monde, 20 avril 2018).

La lecture peut être un esclavage. André Gide le reconnaît. « Un esclavage que je voudrais bien secouer : le <vice impuni>, la lecture – ou du moins cette habitude prise de lire sans cesse et partout, de ne jamais laisser ma pensée errer sans guide ou compagne » (son Journal, 1er mai 1940). Comme les gens qui aujourd’hui se promènent les yeux rivés sur leur téléphone, l’auteur de La Porte étroite écrit dans son Journal le 24 février 1943 : « J’ai repris ce goût de mon enfance de lire en marchant ; que, du reste, je n’ai presque jamais quitté, mais qui n’a jamais été aussi vif ».

Dans la Tribune de Genève des 21-22 avril 2018, plusieurs lecteurs avouaient lire au lit. Est-ce poursuivre une habitude d’enfance ? Combien d’enfants ont lu sous les couvertures, à la lueur d’une lampe de poche, pour échapper aux interdictions des parents !

« Vice impuni ». Cette expression a servi de titre à Valery Larbaud : Ce vice impuni, la lecture (1925 et 1941) présente aux Français de nombreux écrivains étrangers que Larbaud a traduits. Il semblerait que l’expression ait été inventée par un écrivain américano-anglais, Logan Pearsall Smith (1865-1948) qui se mouvait dans les milieux littéraires anglais des années trente. Une de ses sœurs épousa le philosophe Bertrand Russell et une autre l’historien d’art Bernard Berenson. Quelle famille !

Lire des livres est une chose. En posséder en est une autre. On peut aimer être entouré de ceux qu’on aime. Parfois ils deviennent envahissants. C’est alors que les bibliothèques publiques rendent un service incomparable. On peut aussi flâner dans les librairies, certaines s’efforcent d’encourager la convivialité.

Dans plusieurs quartiers, des boîtes à livres proposent des échanges : vous trouvez un titre qui vous inspire, vous l’emmenez. Vous pouvez le rapporter ou en apporter un autre. Echange de bons procédés.

Tout cela pour vous encourager à vous précipiter au Salon du livre de Genève qui vient de s’ouvrir. 

http://www.salondulivre.ch/fr/

 

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