Le CEVA roule (16/12/2019)

Nous l’avons  enfin, notre métro ! Magnifique, grandiose ! Londres et Paris font piètre figure à côté des espaces gigantesques que le CEVA a aménagés.

Désormais le Léman Express roule à Genève et jusqu’à Annemasse. C’est-à-dire la route du CEVA : Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse.  Il ira plus loin, lorsque les Français auront cessé leurs grèves contre-productives.

Au début, pour se lancer, il faut un peu d’esprit d’aventure. Tout n’est pas encore très clair. On ne sait pas où on peut entrer, ni où l‘on sort. Quai 1 ou Quai 2 ?   Prend-on les escaliers, l’ascenseur ou les escaliers roulants ? Les panneaux explicatifs manquent encore.

Dimanche, je n’ai pu y tenir. Il fallait que je l'essaie. A partir de Champel, après avoir zigzagué le long des serpentins de béton qui enserrent la centaine d’arbres plantés, j’ai pris l’ascenseur descendant vers le quai pour la direction d’Annemasse.

Pendant le trajet, qui se passe entièrement en tunnels, j’ai entamé la conversation avec ma voisine qui, comme moi, était venue en curieuse. En 10 minutes, nous étions à quai.

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Nous avons admiré la grande place devant la gare, quoiqu’elle soit encore très encombrée par les travaux. On y voit l’ancienne gare qui abritera des magasins, nous a-t-on dit, à côté de la nouvelle, toute vitrée.

Puisque dimanche était aussi le jour de l’inauguration du tram 17, nous avons décidé de choisir cet autre mode  de transport pour le retour, plus lent mais avec vue. Le tram n’arrive pas jusqu’à la gare d’Annemasse, faute de moyens, il faut aller le chercher au parc Montessuit, un très joli parc, bien entretenu, à moins de dix minutes.

Pendant la demi-heure qui nous a ramenées en ville, plutôt que de passer notre temps à fixer des téléphones, nous avons échangé nos impressions. Et ma compagne m’a raconté sa vie, ou presque. C’est étonnant à quel point les relations sont facilitées par des événements exceptionnels.

Lundi, je suis retournée à Champel. Comme j’avais cru comprendre qu’on pouvait y accéder à partir de l’Hôpital, je suis allée demander le chemin à l’Accueil. La préposée aux renseignements l’ignorait. Elle avait essayé de trouver la réponse sur internet, sans succès. Pourtant dans le hall d’entrée un panneau indique les horaires des trains, mais il n’explique pas comment s’y rendre.

Ressortant de l’Hôpital, dans la direction de Champel , on ne peut manquer de trouver au bas de l’avenue de Beau Séjour la majestueuse entrée du passage.

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Les murs sont magnifiques, faits de pierres et non de béton. On marche quelques dizaines de mètres avant d’arriver aux trottoirs roulants qui montent en direction de la gare érigée sur le plateau de Champel.

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En attendant le train qui allait m’amener en cinq minutes à Lancy Pont-Rouge, j’ai bavardé avec une jeune femme qui habite à proximité. Contente de voir la fin des travaux – c’était parfois un peu bruyant le matin mais elle ne se plaignait pas. Cela valait la peine, constatait-elle en admirant les lieux. Comme il fallait attendre dix minutes, nous aurions souhaité la présence de quelques bancs. Cela viendra peut-être. En revanche il y a des toilettes. On ne peut tout avoir.

C’était la fin de l’après-midi, le train qui venait des Eaux-Vives – une gare déjà très animée, m’a-t-on dit – était plein. La preuve que ce nouveau moyen de locomotion est utile et sera très apprécié. N’en déplaise aux grincheux.

Arrivée à Lancy Pont-Rouge en 5 minutes, j’étais un peu perdue. Où était la sortie ? Pas de contrôleur pour me répondre. Mais il y a toujours des personnes aimables pour aider.

Bref le CEVA, c’est vachement sympa !

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