Dormir et finir

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Au cours d’une nuit d’insomnie,  j’essayais de conjuguer le verbe dormir pour me blottir dans les bras de Morphée. Cela ne m’a pas réussi.  Au contraire.

dormeuse.jpg

Le Sommeil, de Vallotton, 1908 (Musée d'art et d'histoire de Genève)

 

En poussant quelques soupirs, j’ai saisi que ce verbe était totalement irrégulier. On dit « je dors » alors que normalement, selon la deuxième conjugaison régulière, cela devrait devenir « je dormis ».., qui n’est qu’un passé simple. Et peu à peu le sommeil a fui davantage en découvrant que de nombreux verbes appartenant au groupe  –ir offraient des anomalies ahurissantes. Plus moyen d’en sortir. Je gisais sur mon lit, abasourdie. Je ne suis pas parvenue à me rendormir. Cela m’a fait tartir.

Les irrégularités des verbes en –re sont pires encore. Mais je m’en suis tenue à la terminaison -ir.

Finir est l’exemple régulier type : je finis, nous finissons. Mais des centaines de verbes ne ressortissent pas à ce schéma. Il n’y a qu’à choisir. Tenez, par exemple tenir ! Tenir nous offre un i au mauvais endroit. Au lieu de je tenis, je tiens ! Le tennis en est issu. Inouï, non ! Au jeu de paume, on disait tenez ou tenetz en présentant la balle à l’adversaire avant de commencer. Lorsque les Anglais ont adopté le jeu, ils en ont fait le tennis. Mais pourquoi ne tennissons-nous pas ?

Tenir et tous ses dérivés, de même que venir et les siens, se conjuguent sur le même modèle. Avec ce i qui survient sans prévenir.

Autre irrégularité : pour ouvrir, le i a totalement disparu au présent de l’indicatif.  On parle beaucoup d’ouverture et de fermeture ces temps-ci, pendant la pandémie. De grâce, rouvrez, mais ne réouvrez surtout pas ! Vous failliriez aux règles. En revanche la réouverture est requise.

Fuir contient un autre défi : le y à la première personne du pluriel. Nous fuyons et nous enfuyons devant un ennemi que nous haïssons. Lorsque je le hais, le tréma a disparu. Quoi qu’il en soit, mieux vaut s’abstenir de haïr. Au risque de bouillir de rage. Avant de se repentir. Et de se laisser bénir.  

Bénir, malgré ses airs de sainte-nitouche, a de quoi faire frémir. Un t vient jouer les trouble-fêtes. On offre de l’eau bénite ou du pain bénit. Pourtant « c’était le jour béni de ton premier baiser », a écrit Mallarmé. Apparemment ce premier baiser n’avait pas été consacré par une bénédiction rituelle.

Que ressentez-vous devant ces verbes qui vont dans tous les sens ? Je sens et nous sentons, tout comme je mens et nous mentons, qui n’ont rien de commun avec les santons et le menton.

Ces innombrables divergences nous font souffrir et servent à prouver que la langue française si chérie est horriblement difficile à acquérir.

Les poètes nous secourent pour la conquérir. Baudelaire, dans son Invitation au voyage, offre deux rimes qui y concourent : « Aimer à loisir, / Aimer et mourir » et, plus loin : « C’est pour assouvir / Ton moindre désir / Qu’ils viennent du bout du monde. »

Cueillons un autre extrait des Fleurs du mal; La Vie intérieure s’achève ainsi : « Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs, / Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes, / Et dont l’unique soin était d’approfondir / Le secret douloureux qui me faisait languir. »

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Vénus endormie, de Giorgione, 1510 (Gemäldegalerie, Alte Meister, Dresde)

Pour finir, nous allons tous périr et mourir. Pas de la même façon conjugable : nous périssons et nous mourons. Auparavant surgiront des souvenirs. Mais n’y aurait-il aucun avenir ?                     

Lien permanent Catégories : Air du temps, Langue française 28 commentaires

Commentaires

  • Vrai que le français est une langue impossible. Qui peut vraiment se targuer de parfaitement le maîtriser ?

    « Nous périssons et nous mourrons »

    C'est ce que se disent - à peu près - les hérissons avant de se faire soudainement écraser sur la route : « Nous hérissons mourrons sans mouron (existentiel). Encore une chance ! »

    Scarron, le premier mari de Mme de Maintenon (qui alors s’appelait Françoise d’Aubigné) a souffert toute sa vie d’insomnies dues à sa maladie (une sorte de spondylarthrite ankylosante, consécutive à une maladie vénérienne peut-être). Il rima pour lui ces deux quatrains en guise d’épitaphe :

    Celui qui cy maintenant dort
    Fit plus de pitié que d'envie,
    Et souffrit mille fois la mort
    Avant que de perdre la vie.

    Passant, ne fais ici de bruit
    Garde bien que tu ne l'éveille :
    Car voici la première nuit
    Que le pauvre Scarron sommeille.

    Ecrire des stances, par forcément son épitaphe remarquez, une façon comme une autre d’user ses nuits d’insomnie, non ?

    Une autre épitaphe que ce farceur d'Alexandre Breffort attribuait à Godefroy de Bouillon : "Tout est consommé !"

    J’aime bien votre nouvelle iconographie, de belles endormies bien chastes malgré leur nudité, au risque de s’enrhumer…

  • Ces deux peintres devaient être de chauds lapins Gislebert :)))))

  • Chère amie, les nuits où le sommeil tarde à venir je regarde sur youtube des reportages sur "les volcans" et sur "l'origine de l'univers", ça va tellement loin et c'est tellement magnifiquement apaisant, que je finis par m'endormir, en me disant que l'on fait parti de cet espace tellement gigantesque, nous tous petits sur notre toute petite planète! Voir comment la vie et l'eau sont apparus sur Terre, comprendre la naissances des planètes, tout ça est si merveilleux! Après on se dit que tout le reste est sans importance!

  • La touche d'humour dans votre billet pourrait inspirer des profs de français. La multiplicité des formes différentes s'en éclaire, j'ai envie de dire, si ce n'est pas trop pompeux, que la logique devient musique, spatiale, grâce à ces mots juxtaposés.

    Je me suis d'abord demandé le pourquoi de ces formes différentes. Et j'ai abandonné. Je préfère suivre votre fil et sauter de forme en forme.

    Le français est difficile, oui, et l'on ne parle même pas ici des nuances d'intention. Mais le côté ludique donne envie de s'en saisir et d'explorer malgré ou grâce à la difficulté.

  • J'espère ne pas vous offenser en suggérant que pour vous endormir vous auriez mieux fait de faire appel à la méthode suggérée par la peinture de la Vénus endormie, plutôt que de vous atteler à la tâche rébarbative à laquelle vous avez eu recours.
    Cela airait. au pire, fatigué votre doigt, laissant votre cerveau sombrer dans un repos des plus agréables.

  • Mère-Grand@ ! Je ne l'avais pas même remarqué ! Avoir l'esprit mal tourné est visiblement un signe de jeunesse et je vois que je vieillis sérieusement...

  • Anne Cendre, vous avez choisi d'illustrer vos stades d'endormissement en phase de "demi-rêves" par deux peintres, datant de mentalités révolues, dont aucun n'est une femme.
    Vous avez récolté les commentaires d'hommes, réjouis.
    Quid par exemple, d'un tableau de Frieda Callo, Mexique, pays où j'ai eu le temps de dessiner.

    Je ne sais pas ce que vous avez voulu susciter par cette note et vos choix d'illulstrations, qui ont appelé les commentaires de mâles d'un machisme digne du 19e siècle.
    Je rebondis ici, en défense de la dignité de femmes, en Suissesse, artiste, mère et indépendante toute ma vie, où j'ai peint à l'huile, dessiné au charbon, en pays différents sur cette planète.

    Au vu des commentaires de mâles et de leurs parasites (à qui la Tunisie propose des oeuvres illustrées de rêves mahométaniens) que vous avez reçus, sur la base des illustrations que vous avez choisies,
    on se demande quel monde d'introspection ou autre, vous souhaitez nous proposez de contempler par votre note.

    Désolée Madame, de ne pas brosser votre toile dans le sens que vous proposez, mais à septante ans de vie dont nombre d'années en x pays n'ayant jamais rien du à personne, je me permets de défendre un autre versant mental des femmes Suisses de notre âge - question de dignité humaine,

    Merci à vous, de publier cette divergence de point de vue.

  • A mon tour de diverger, divergente. C'est un peu le but de ces blogs qui permettent de riches débats non filtrés.
    Je trouve que la grivoiserie de Gislebert est rassurante à plus d'un titre et ce badinage ne me suggère aucune forme de machisme du vieux vicieux.
    - Quel bonheur de garder la verve du désir après un certain âge !
    - Le désir et la passion ne sont ils pas des sentiments qui définissent au mieux notre condition humaine ?
    - Les études les plus récentes font état de diminution importante de la libido et la qualité du sperme décline de manière inquiétante;
    - L'homosexualité devient une nouvelle norme qui me suggère qu'on ne veut plus faire l'effort d'aller vers l'autre, le contraire, le complémentaire;
    - La masturbation est à mon avis une des activités les plus saines qui soient et un puissant somnifère. En tous cas pour les hommes;
    - Si ces tableaux évoquent bien une mentalité d'un autre âge, nous n'avons pas beaucoup évolué dans notre rapport à la sensualité. Il reste encore bien du chemin à parcourir pour retrouver la nature, la spontanéité et la compréhension décomplexée de la beauté du toucher.

    Le sexe est une des sources les plus puissantes de plaisir et comme je le relève dans un petit essai sur les sept péchés capitaux, renommés capiteux pour l'occasion, je m'adonne à la luxure à chaque fois que la vie me le propose. Je fais toutefois attention aux conséquences relationnelles que je mets dans la balance. La gourmandise passe loin derrière dans mon hit-parade car elle se paie cash. Il faut évacuer ce que l'on a ingurgité après l'avoir métabolisé.
    https://medium.com/@info_75781/les-sept-péchés-capiteux-8842dbb3521b

  • La version de Mère-Grand n’est pas trop académique, même si elle en vaut bien une autre…

    En fait, la pose du nu féminin allongé, avec une main ou un voile, histoire de cacher l’ultime mystère, est un classique de la peinture que l’on retrouve, entre autres exemples, avec la Vénus d’Urbino du Titien à la même époque ou l’Olympia de Manet beaucoup plus tard. Et celles-ci sont parfaitement réveillées. Donc pas trop de soucis à vous faire, Géo.

    https://www.panoramadelart.com/tiziano-vecellio-dit-titien-venus-urbin

    https://www.tableauxcelebres.com/oeuvres/peinture/olympia.html

  • Je suis flatté d'avoir donné naissance à quelques commentaires. Du coup je me sens rajeuni par ma coquinerie, Gislebert dixit, "en vaut bien une autre", car le voile n'a pas l'usage que l'on peut prêter à la main.
    "Bonne journée à tous", écrit le vieux tout ragaillardi.

  • Tout ragaillardi ? La lecture du livre que vous m'avez recommandé (21 leçons pour le XXIème siècle) m'a surtout appris à être content d'avoir vieilli. Les dernières leçons (SENS, Méditation) sont surtout celles d'un jeune qui ne se rend pas compte qu'avec l'âge, elles arrivent toutes seules...
    Merci beaucoup pour ce conseil de lecture, qui est de toute manière le meilleur remueur de neurones que l'on puisse lire actuellement...

  • Je suis très content, Géo, d'avoir pu vous rendre ce service. Pourquoi ne pas lire aussi "Sapiens" et "Homo Deus" (je n'ai pas les titres français en tête). Le premier me paraît être un livre d'histoire de l'humanité incroyablement clair et accessible aux non spécialistes,, ce qui est très rare, et le deuxième donne des informations (accompagnées de frissons) utiles pour comprendre le proche avenir.

  • Je confirme. Hariri est un must de nos jours.

  • Complément au poste adressé à Géo, mais qui peut intéresser d'autres amateurs de lecture aussi:
    J'ai découvert l'univers des "liseuses", auxquelles j'étais très hostiles, ne serait-ce que parce que je supportais mal que des algorithmes (d'Amazon en l'occurrence) se permettent de me conseiller des lectures.
    L'obstacle surmonté, j'au pu me mettre à la lecture (en anglais) des oeuvres complètes de Charles Darwin (quelque 25 000 pages si j'ai bien compris les indications de ma petite tablette), téléchargé pour 3.50 US $. Je suis presque à la fin de cette lecture qui m'a impressionné et donné un énorme plaisir (les verbes peuvent être mis au présent, puisque je n'ai pas tout à fait terminé).
    Je n'avais lu que l'Origine des espèces, et le reste des écrits, dont la correspondence, m'ont laissé une admiration extrême devant la patience, l'intelligence et la modestie d'un homme gravement malade pendant la plus grande partie de sa vie et pourtant prêt à l'observation, à la réflexion, à la discussion et à l'écriture dès la moindre amélioration dans sa santé.
    PS Pouvoir lire en plein soleil, au lit dans un hôtel sans lampe de lecture adéquate, en noir sur blanc ou blanc sur noir, et emporter des dizaines de livres partout avec soi sous forme d'une petite tablette du format d'une enveloppe de quelques milimètres d'épaisseur me paraît digne de faire quelque entorse au refus de suivre les modes et la publicité.

  • Mère-Grand@ Je ne manquerais pas de suivre vos conseils. J'achève aujourd'hui "L'Empire du politiquement correct" de Mathieu Bock-Côté. Aussi un livre indispensable...

  • Oups... pardon Gislebert, c'est Mère-Grand le vieux vicieux. Mais quelque chose me dit que vous ne devez pas être triste non plus.

  • Pierre Jenni@

    D’accord sur Hariri, je n’ai lu que le premier, Sapiens. A condition de le prendre pour ce qu’il est, un ouvrage de vulgarisation, un peu à la manière des bouquins de D. Morris il y a quelques années (« le Singe nu »).Vais me procurer les 21 positions...

    Vous erronez complètement sur mon compte, je suis sérieux comme un trappiste…

  • @Géo
    Je me sens flatté de pouvoir voue être utile.

  • "Mère grand" comme vous avez de grands pieds???? "Mère grand" comme vous avez un gros nez?? Sur youtube une version ultra kitsch du petit chaperon rouge des années 50!, croquignolet à souhait! "Une fille à croquer!" si vous être confortablement "coucouné" chez vous à voir absolument 2 autres vieux films sur youtube "Mister Flow" avec le très grand Louis Jouvet et "Ces messieurs de la Santé" avec le tout grand Raimu! C'est fou ce que ces 2 films me rappellent la vie politico/économique genevoise, -Sait pas pourquoi!!!! On sort de ces 3 films avec le sourire et la joie de vivre! C'est bien aussi non?

  • @Degoumois Dominique
    Mais je ne suis pas cette Mère Grand là, voyons. A l'époque déjà lointaine de Chapeau melon et bottes de cuir, un personnage de la série apparaissait de temps en temps: le chef de Steed sirotant, une coupe de quelque boisson apéritive, moustachu, replet et assis, pour autant que ma mémoire soit fidèle, dans un fauteuil roulant.
    Son nom de code "Mother" a été traduit en "Mère-Grand". Comme je sortais d'un blog dans lequel j'avais utilisé le pseudo "Père" (j'ai toujours vécu dans et reproduit une grande famille), j'au changé en "Mère", puis en Mère-Grand.
    Voila l'histoire passionnante de mon pseudo que j'ai gardé depuis, révélant que j'étais un homme aux intervenants trop entreprenants ou quelque peu intimidés par une association intempestive avec leur chère maman.
    La charmante Tara King, qui a laissé la place à la célèbre Emma Peel (ou qui l'a suivie) n'est pas tout à fait étrangère au fait que ma seule fille porte le même prénom.
    Ainsi vont les choses ... et vous avez sûrement de grosses oreilles ...

  • En effet, le Mère-Grand auquel vous faites référence intervient au cours de 20 épisodes de la saison 6 (1968-69). Bien que l'acteur qui l'incarne ait fait deux apparitions, debout et moins gras, lors des saisons précédentes. Et c'est dans la même saison 6 que le mari d'Emma Peel est retrouvé en Amazonie, et que celle-ci passe la flambeau à Tara King (qui le délèguera plus tard à Purdey).

  • @Gislebert
    Vous admettrez que si la vulgarisation proposée par Hariri pouvait être comprise et apprise dans les écoles du monde cela ferait une grande différence. C'est évidemment un souhait chimérique, tant il faudrait mettre à bas les fantaisies qui règnent dans le monde et les préjugés qu'elles véhiculent avec elles.
    Une bonne vulgarisation est tout ce que l'on peut espérer diffuser dans la population en général, et même cet espoir rencontre des obstacles insurmontables.

  • Mère-Grand@

    On est bien d’accord, aucune péjoration ou condescendance dans mon propos. Les vulgarisateurs sont précieux, surtout quand ils sont clairs – je pense à Reeves par exemple - et essentiels pour l’interdisciplinarité des sciences, les Pic de la Mirandole se faisant plutôt rares.
    Je voulais juste recadrer un ouvrage qui a eu un tel succès lors de sa parution, reçu de tels éloges, que l’on pourrait croire qu’il s’agit d’une nouvelle mouture des Principia de Newton… Ce qu’il n’est visiblement pas.
    Quelques beaux éreintements aussi de la critique pro, mais cela est habituel.
    Il a le mérite de la lisibilité, ce qui manque à certains essais de scientifiques chevronnés qui se veulent vulgarisateurs, je pense à St. Hawking et sa" Brève Histoire du Temps" dont je me demande encore combien de ses nombreux lecteurs ont dépassé la page 50...

    Harari bien qui rira le dernier.

  • "je pense à St. Hawking et sa" Brève Histoire du Temps" Mens sana in corpore sano. A partir de combien de temps un esprit peut-il rester sain dans un corps insane ? A la fin de sa vie, Stephen Hawking a dit plein de conneries. Le risque d'être dominé par l'IA, une terre boule de feu dans 600 ans...
    J'ai beaucoup d'objections à faire à Harari, mais elles sont toutes mineures prises dans l'ensemble de sa vision. Dans le même genre, Ellon Musk passait pour un guignol : c'est de moins en moins le cas...

  • "je pense à St. Hawking et sa" Brève Histoire du Temps" dont je me demande encore combien de ses nombreux lecteurs ont dépassé la page 50..."
    J'en suis et lors de sa parution je l'ai lu et relu plus 8 fois si mon souvenir est exact, butant toujours sur quelques difficultés.
    J'ai plusieurs diplômes universitaires, ce qui veut dire que j'ai suivi beaucoup de cours dans beaucoup de disciplines et la spécialisation nécessaire des recherches dans la plupart des domaines fait que j'ai d'autant plus apprécié la capacité de Hariri de donner un vision claire, sans jargon et sans parti-pris de l'histoire de l'humanité, mettant en même temps en lumière certains aspects et phénomènes souvent passés sous silence.

  • @rabbit
    Cela fait plaisir d'avoir des nouvelles d'un connaisseur.

  • Je regrette l'absence d'Anne Cendre qui ne commente, laissait entre eux ces vieux mâles s'atteler à ses propositions - même si ce n''est que ce que je subodorre

    Je regrette aussi l'invisibilité syllabique de cet avatar, qui s'insère en étau, contraint, et restreint au fil de ces commentateurs illusionnistes d'étreintes

    Un chouïa de plus, et j'aurais fait une caricature de ouf au charbon, de cet ensemble - mais manquait un cigare pour m'allumer.

  • Si je ne suis pas intervenue dans votre débat stratosphérique, c'est qu'il a largement dépassé mon propos. Je m'étais simplement amusée à improviser sur un exercice de conjugaison française.
    Je me permets maintenant d'y mettre un terme. Je vous entraînerai bientôt ailleurs.

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